L’ail, couteau-suisse de la phytothérapie !

Posté le01/04/2019

L’ail est cultivé depuis toujours par l’homme pour ses propriétés médicinales comme pour son usage en cuisine. Petit tour d’horizon de ce super aliment aux si nombreuses vertus !

Herbiolys phytothérapie ail plante médicinale

Nom latin : Allium sativum

Nom commun : Ail cultivé, ail commun, rose puante

Famille : Liliacée

Partie utilisée chez Herbiolys : Bulbe frais

Protocole de fabrication : Eau de source faiblement minéralisée, alcool de grain bio (sans gluten), bulbe d’Ail cultivé frais bio. Mise en macération immédiate sur le lieu de cueillette, stockage en récipient en verre.

L'ail commun, plante médicinale ancestrale

Originaire des steppes d’Asie centrale, l’ail que nous consommons en Europe n’y pousse pas à l’état spontané. Il existe en revanche plus de 700 variétés sauvages, comme le célèbre ail des ours, que l’on trouve facilement dans les sous-bois au printemps. L’ail commun a la particularité d’être composé d’un bulbe (tête d’ail), lui-même formé de plusieurs caïeux plus connus en cuisine sous le nom de gousses. Ce sont elles, une fois mises en terre, qui germent et participent ainsi à la reproduction de l’espèce.

Aussi loin que l’on s’en souvienne, l’ail a toujours été cultivé par l’homme, à la fois comme aliment et comme plante médicinale. Son nom proviendrait du celte « all » en référence à la chaleur du feu. Les Egyptiens l’utilisaient pour se donner de la force et se protéger des épidémies de dysenterie mais il était aussi utilisé comme monnaie pour le troc. Les Romains et les Grecs s’en servaient comme d’un remède tonique et dynamisant, pour se donner de la force et du courage. Galien, l’une des plus grandes figures de la médecine antique après Hippocrate, surnomma l’ail « la thériaque des pauvres », sorte de panacée dans la pharmacopée d’alors.

Au Moyen-Age les jardins des religieux en sont remplis, pour leur propre consommation et la fabrication de remèdes, mais aussi pour se débarrasser des limaces ! En Suède, la tradition paysanne veut que vaches et chevaux portent des colliers de gousses d’ail pour les protéger des trolls, ces lutins maléfiques. Sur le continent asiatique, l’ail occupe également une place importante. En Inde, son nom sanskrit signifie « tueur de monstres » ; en Chine, il est encore très largement utilisé aujourd’hui, souvent à fortes doses, pour ses nombreuses vertus.

La phytothérapie d'ail aux multiples vertus

Si « L’ail est à la santé ce que le parfum est à la rose » selon un proverbe provençal, il se trouve que l’ail est aujourd’hui considéré à raison comme un alicament : aliment dont les vertus thérapeutiques ont été démontrées. Mais ses très nombreuses propriétés le rendent difficile à classer : il agit tout à la fois sur l’hypertension, le cholestérol, la glycémie, les parasites intestinaux et favorise aussi la circulation sanguine, la digestion, et aide à lutter contre les infections en tant qu’antibiotique naturel.

Il est à noter toutefois que son usage ne convient pas aux femmes allaitantes car il pourrait provoquer des coliques au bébé. Il n’est pas non plus conseillé aux personnes sous traitement anti-coagulant car l’ail est un fluidifiant sanguin. Attention aux personnes à l’estomac fragile, l’ail peut être irritant s’il est consommé à fortes doses pendant des périodes prolongées.

Les effets antibactérien, antiviral et antifongique de l’ail ont été démontrés à de multiples reprises. Il peut être d’une grande aide en cas d’affections pulmonaire ou bronchique telles que grippe, coqueluche, bronchite, rhume et rhinite chronique. L’ail est couramment utilisé comme antiparasitaire, et se montre très efficace employé comme vermifuge contre les oxyures et autres vers parasites de l’intestin.

L’ail est en outre un stimulant du système immunitaire, qui est ainsi plus apte à réagir en cas d’infection. Il agirait en effet en inhibant les bactéries pathogènes de l’intestin et en tant que prébiotique en participant au développement et au maintien du microbiote intestinal, la flore intestinale jouant un rôle essentiel dans les processus de l’immunité. L’ail aurait également un effet fébrigène, c’est-à-dire qui provoque une légère fièvre, l’augmentation de la température corporelle permettant à l’organisme de se débarrasser plus rapidement des indésirables.

L’ail a également une action sur le système digestif. Il facilite la digestion grâce à son action légèrement spasmolytique et cholagogue, c’est-à-dire qui facilite l’évacuation de la bile vers l’intestin. Il stimule l’appétit et a une action légèrement laxative. C’est un protecteur du foie, et il aurait également une action hypoglycémiante.

L'ail au secours des maladies cardio-vasculaires et cérébrales

Dernièrement l’ail a été plus particulièrement étudié pour ses propriétés intéressantes sur la sphère cardio-vasculaire. Il intervient à différents niveaux : dans la régulation du cholestérol, en limitant sa sa forme LDL et en stimulant la synthèse de sa forme HDL ; en diminuant les triglycérides ; en participant à diminuer l’hypertension artérielle. L’ail agit également en inhibant la formation de la plaque artérielle qui est à l’origine de la baisse d’élasticité des artères et peut provoquer, à terme, infarctus ou AVC. C’est un fluidifiant sanguin car il empêche l’agrégation des plaquettes, ce qui pourra avoir son utilité en cas d’athérosclérose. Enfin, c’est un vaso-dilatateur et à ce titre il stimule la circulation sanguine par les vaisseaux périphériques, utile donc dans les cas de varices et d’hémorroïdes.

Pour la petite anecdote, lorsque l’on demande à la grand-mère de Benoît Articlaux (gérant du laboratoire), Fernande, âgée de 97 ans, son secret de longévité, elle nous raconte que tous les jours elle a mangé de l’ail cru dans la vinaigrette de sa salade. Etant à l’époque agricultrice et productrice de noix et donc grande consommatrice d’huile de noix, il est fort probable que cela ait aussi grandement favorisé le maintien de sa vitalité d’esprit et de sa mémoire. L’ail quant à lui, lui a sans nul doute apporté toute sa robustesse !

Cet article n’est pas destiné à l’automédication : les conseils cités dans ce texte sont délivrés à titre informatif et ne remplacent en aucun cas un avis ou une prescription médicale. Ils ne sauraient se substituer aux diagnostics et ordonnances délivrés par les médecins qui sont les seuls habilités à délivrer des traitements médicaux thérapeutiques.

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