Mathilde Burguière : une pharmacienne bio et locale chez Herbiolys

Posté le07/03/2017

Pour répondre aux demandes toujours plus exigeantes de la réglementation française sur les plantes médicinales et les compléments alimentaires, Herbiolys a fait le choix de recruter Mathilde Burguière une jeune pharmacienne ayant un attrait certain pour l’écologie, l’économie locale et solidaire et les soins aux naturels.

Pouvez-vous me raconter votre parcours et comment vous vous êtes dirigée vers lesplantes médicinales ?

J’ai fait pharmacie après le bac et j’ai décidé de me spécialiser dans la pharmacie industrielle. Au fur et à mesure de mes études je me suis rendue compte que je ne voulais pas faire partie de l’industrie chimique du médicament, celle-ci ne correspondant pas à ma vision de la santé. Ne sachant pas trop vers quoi me diriger j’ai décidé de partir une année en Nouvelle Zélande au cours de laquelle j’ai eu l’opportunité de travailler dans une clinique holistique avec une douzaine de praticiens de santé bien être, ozone thérapie, naturopathie, reiki, hypnose et d’autres. Ca m’a sensibilisé aux médecines alternatives. En revenant j’ai fait un master 2 Qualité et Affaires Réglementaires puis pendant 1 an j’ai rédigé une thèse sur l’obésité, sa physiopathogénie et l’évolution de ses traitements. Suite à cette année de thèse j’ai été diplômée Docteur en pharmacie.

C’est donc lors de ma recherche d’emploi que j’ai décidé de me tourner vers les produits naturels. La difficulté a été de trouver un emploi qui utilisait mes compétences tout en me tournant vers les plantes médicinales. Puis j’ai trouvé 2 offres d’emploi, celle d’Herbiolys et une autre proposition sur Toulouse mais le projet d’Herbiolys ressemblait vraiment à ce que je voulais faire.

 

Qu’est-ce qu’il vous plait dans les produits Herbiolys ?

Le fait de faire des produits naturels et le désir de Benoit Articlaux de faire du local, de la plante française et de travailler avec des petits producteurs et des cueilleurs français.

 

Quel est votre rôle au laboratoire ?

Je m’occupe de tous les contrôles au cours de la production, les matières premières, la production par échantillonnage et je contrôle le produit fini avant qu’il ne parte chez le client. Je dépose des dossiers de mise sur le marché de nos compléments alimentaires auprès des autorités françaises et internationales ainsi que des dossiers cosmétiques pour nos huiles et savons auprès de la Commission européenne.

 

En tant que pharmacienne pensez-vous que les produits Herbiolys ont leur place en officine ?

Je pense qu’ils ont leur place car ce sont des produits de qualité autant au niveau des matières premières que du processus de fabrication et la phytothérapie et la gemmothérapie sont de plus en plus présentes dans l’arsenal thérapeutique. La règlementation évolue aussi dans ce sens et assez rapidement désormais avec le boom du bio. Cependant il y a un vide au niveau des formations et un creux entre l’herboriste qui a été éliminée de la liste et le pharmacien qui n’est pas suffisamment formé à la base en herboristerie d’après moi.

 

Si vous aviez une officine et que vous désireriez implanter de la phytothérapie quel serait votre critère de sélection ?

Je privilégierai les produits locaux car c’est un choix que je fais dans ma vie de tous les jours. Pour moi respecter l’environnement c’est acheter local avant d’acheter bio car si l’ont fait venir des plantes bio de Chine c’est incohérent de mon point de vue. Et c’est un point sur lequel je me suis retrouvé chez Herbiolys. J’apprécie que Benoit Articlaux fasse travailler les personnes en local (l’économie locale), même les présentoirs en bois pour les magasins sont fabriqués par le CAT à 10 minutes du laboratoire.

 

Propos recueillis par Céline Bouyssonie

 

 

 

 

 

Laissez un commentaire
Laisser une réponse
Connectez-vous pour poster un commentaire.
Mon compte
La lettre Herbiolys
Le blog

Créez un compte gratuit pour utiliser les listes de souhaits.

Se connecter